Archive pour la catégorie 'Henri'

Fils de médecin

Nos enfants ont eu quelques maladies, bénignes ou graves. Henri notamment est tombé malade pendant que son père mobilisé jouait bien malgré lui au petit soldat. La femme médecin, trouvée pour le remplacer, affolée par la responsabilité qui lui incombait, fit un traitement carabiné : piqures, potions susceptibles de guérir une demi douzaine de maladies. Ce fut une chance qu’il retrouve la santé après une telle avalanche ; et encore n’est-il pas impossible qu’il en garde encore quelque poison secret et que cela n’ait été la cause de son manque de vitalité !

Publié dans:Henri |on 16 mars, 2009 |Pas de commentaires »

Lettre de Henri à sa mère Andrée

Chère Maman,

Je n’ai pas le temps de t’écrire très longuement car on me réclame pour jouer au ping pong. D’ailleurs, je ne sais pas au juste quoi raconter.  (…) et comme tu ne me réponds pas, comment veux-tu que je sache si mes épitres te font plaisir, t’ennuient ou te sont tout bonnement indifférentes ?

Dans une heure je pars à Miserey, ou je compte bien trouver le remède espéré. Entre nous, tu l’as fait comme je le crois, tu aurais pu te dispenser de parler aux Gouin des mes ennuis intestinaux.

Publié dans:Henri |on 5 mars, 1950 |Pas de commentaires »

Lettre d’engueulade de Henri à sa mère Dédée

Chère famille,

Je ne sais pas au juste qui est le plus à blâmer, de moi, de vous ou du Père préfet. Celui-ci m’a dit hier à midi que maman avait téléphoné pour me faire sortir chez les Gouin. Ce matin j’ai été chez le préfet pour lui demander des précisions qu’il a été incapable de me donner. Surtout, il n’a absolument pas pu me dire si c’était pour aujourd’hui ou pour Dimanche. Enfin, il a ajouté : «si vous voulez sortir, sortez ! si vous ne voulez pas, restez !»

Et je suis sorti.

J’ai été à Miserey (?) où j’étais la dernière personne qu’on s’ttendait à voir paraître. Zabeth était à Evreux et Mr Gouin s’apprêtait à y aller. Nous sommes donc rentrés ensemble, et j’ai été passer le reste de l’après-midi dans la maison d’Evreux où se tient le cabinet du docteur. Pour moi, ça m’a fait une excellente journée de congé, mais je crains d’avoir dérengé les Gouin chez qui j’arrivais comme un cheveu sur la soupe. Enfin, tant qui n’y a rien d’cassé… Mais j’espère que la prochaine fois, tout le monde prendra un surcroît de précautions qui permettra d’éviter de semblables erreurs

Publié dans:Henri |on 13 décembre, 1949 |Pas de commentaires »

Mars 1947 Lettre d’Henry à son père Bernard

Mon cher Papa,

Elisabeth m’ appris que la sommation du divorce que tu as mis en instance aura lieu dans quelques temps.

Ainsi donc il paraît que le maison ne te plait plus. Mais à cause de qui ? Regarde quel chagrin tu vas faire à toute la famille ! sous prétexte que tu te laisses faire comme un bébé par une espèce de «j’fourre mon nez partout» qui ne pense qu’à elle ( et même pas à toi ou à ses enfants. D’abord elle est bête comme ses pieds et, ensuite, tu risques de devenir comme elle. Considère que tu as cinq enfants qui t’aiment beaucoup ! Un petit Jean-Marie que tu ne voudrais certes pas rendre malheureux. Une femme qui t’aime bien et que toi-même tu aimes bien (avoue-le !) Regarde ça en face de la putain ! et choisie ! N’oublie surtout pas qu’il faut choisir par toi-même et non selon les désirs (qui font tes faiblesses) d’une femme égoïste.

Ici tout le monde va bien et j’espère qu’il en est de même à Givet.

Ton enfant qui t’aime. Bons baisers. Henri

Publié dans:Bernard, Henri |on 16 mars, 1947 |Pas de commentaires »

5 mars 1938 : journal d’Andrée

Hier à la nuit tombée, j’étais avec Henry sur la terrasse de Saint Germain. Je montrais à Henry la multitude de petites lumières qui représentent Paris et sa banlieue et je dis:

- « Vois-tu Henry, d’ici nous pouvons nous envoler et retomber là-bas à Paris. Tu veux t’envoler ? »

- « Oui » – dit Henry – « je veux bien ».

- « Et bien regarde, je vais partir la première et tu me suivras »

- « Oh non » – dit Henry – « tenons-nous par la main ».

Et je sentais dans la mienne la petite main si confiante de ce tout petit qui croit absolument en moi et qui est prêt à me suivre partout.

Publié dans:Henri |on 15 mars, 1938 |Pas de commentaires »

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