Archive pour la catégorie 'Elisabeth'

9 décembre 1957

Cette journée de Lundi a été très bousculée du fait de la présence d’Elisabeth et de ses enfants. Elisabeth passe son temps à fumer, à lire, à bavarder avec tout le monde. Elle ne fait rien de ses dix doigts - même pas la vaisselle que j’ai dû faire seule toute la journée. Les enfants sont délicieux mais sont absolument livrés à eux-mêmes, mettent la maison au pillage. Valérie a même cassé une de mes jolies chaises de merisier. Bernard trouve tout cela très bien. Sa fille, ses petits-enfants ont tous les droits et si je me plains, c’est moi qui ai tort.

Enfin, tout le monde est parti, le calme est revenu et je peux écouter Tino Rossi roucouler à la radio.

Publié dans:Elisabeth |on 25 mars, 2009 |Pas de commentaires »

Fille de médecin

Lorsque Elisabeth eut la scarlatine, Bernard absorbé par ses clients passait chaque matin la tête à la porte de sa chambre en lui disant : « alors tu n’es pas encore morte ? ». A quoi elle répondait gentiment de sa petite voix : « non papa ! »

Publié dans:Elisabeth |on 16 mars, 2009 |Pas de commentaires »

Mars 1947 – Lettre d’Elisabeth à son père Bernard

Mon joli petit Papa.

Il y a déjà huit jours que je ne t’ai pas vu et tu nous manques à tous. Mais nous sommes contents que tu prennes un peu de repos après ton travail épuisant. Je suis sûre que tu passes de longues heures dans notre chère campagne ardennaise, que je vois souvent en rêve et où j’aimerais vivre toujours avec toi, maman et les quatre autres merveilles, tous seuls, d’une bonne vie saine et heureuse.

C’est impossible, d’abord parce qu’il faut tous vivre sur ton travail et, ensuite, parce qu’il y a des personnes qui nous mettent des bâtons dans les roues.

Samedi soir, Tantante m’a dit qu’elle était appelée comme témoin à une conciliation. C’est, m’a-t-elle expliqué, la dernière limite pour que tu dises non ! à toute cette affaire. Du moins, on te demande à ce moment si tu maintiens ta volonté de divorcer ( tu ne trouves pas que ce mot est horrible ?)

J’ai commencé par beaucoup pleurer.Je ne savais pas que cette histoire était si avancée et je la croyais presque éteinte vu que tu étais plus gentil avec maman. Tout allait mieux. D’ailleurs, nous te gardions tous lesbons plato (?), nous espérions toujours que tu nous reviendrai ; nous avons appris comment te retenir.

Il me semble que notre tendresse pouvait te retenir. Cette pensée m’a consolée. Je t’écris pour te demander si, vraiment, tu veux faire cette idiotie, de ton plein gré. Alors que tu es sous influence contraire et que tu peux retourner la question sous toutes ses faces devant le Charlemont, la Meuse et notre vieux Givet.

Tu peux voir tout ce que tu perdrais. Pas notre tendresse mais, malgré toute la peine que nous en aurions, tu ne nous reverrais plus. Car ton divorce serait la preuve que tu ne nous aimes plus, si tu consens à nous rendre malheureux. Nous souffrons déjà maintenant de t’avoir presque perdu. Que serait-ce si tu partais entièrement ? Je t’assure, en toute bonne foi, que tu dois considérer la question. Ton coeur doit parler, non ton égoïsme. Tu sais parfaitement que Maman t’aime beucoup. Elle ferait tout pour toi. Tu as beau dire, tu lui est encore très attaché, tu l’aimes bien. Seulement, toi, il te faut une femme pantouflarde ; mieux il te faudrait il te faudrait une nourrice toujours derrière toi. Moi, je ne pourrais jamais consentir à être pour mon mari une servante. Je crois que maman est aussi comme cela. C’est en tous cas une jolie maman et, si tu continues, je l’aimerai plus que toi.

Ne crois pas que je te fais un sermon ni des menaces. Simplement je me révolte contre  cette injustice criante qui permet  à n’importe quelle putain  riche de briser un foyer, de faire souffrir cinq enfants innocents (seulement coupables d’aimer trop leur père et leur  mère) et une femme  comme on en voit peu. Ta bêtise nous a  servi du moins à une chose, c’est à nous rapprocher de Maman et à nous la faire apprécier. Maintenant, mon petit papa chéri, réfléchis ! J’ai laissé parler tout mon coeur qui t’aime plus que tu ne le crois. ce sont ces raisons que je t’ai données. Pour une fois, je t’assure, malgré Pascal « le coeur a des raisons que la raison connaît »

Le climat des Ardennes est excellent pour la réflexion.

Maintenant, mon adorable Céladon, je te demande de saluer  de ma part les Bethemond, les Broggini, les Desquelle, et le Mont d’Haurs. Embrasse des centaines de fois mon Baboum.

1940 – Lettre d’Elisabeth à Mimi

Ma chère Mimi,

Je viens d’apprendre une très mauvaise nouvelle. Pépé est mort à l’hopital. Maman ira et Papa sûrement aussi. Nous sommes tous tristes pour le pauvre Pépé

(NDLR : Il s’agit du décès de Maurice Lacassagne, père de Bernard)

Publié dans:Elisabeth, Maurice et Alice, Mimi |on 20 janvier, 1940 |Pas de commentaires »

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