Archive pour la catégorie 'Louise (Tantante)'

Tante Louise

tantante32.jpg

 

Appelée plus tard, par ses petits-neveux, Tantante.

Louise Dupuis, Elle est la tante d’Andrée, la soeur de son père.

Elle a été mariée à Emile Delemer puis est devenue veuve assez jeune. Elle n’a pas eu d’enfants, si bien qu’elle s’est attachée à ses neveux et nièce qu’elle aimait beaucoup.

Elle tenait un magasin de chaussure à Douai où elle vivait.

A vécu à Louviers durant la guerre de 14-18, chez son frère et sa belle-soeur,  les parents d’Andrée. A cette époque-là, elle semblait être affectueusement liée à un certain Oncle Jules. On a même parlé de mariage. Puis cet oncle Jules à disparu du journal d’Andrée pour réapparaître beaucoup plus tard, au moment du décès de ce Jules. Tante Louise était un personnage important dans la vie d’Andrée. Elle est un personnage tout court ! Vous le constaterez tout au long de cette histoire.

Publié dans:Louise (Tantante) |on 20 janvier, 2009 |Pas de commentaires »

19 Oct 1939 Lettre de Louise DELEMER à Andrée, Douai

J’ai payé hier la note de blanchissage de Mimi ; je n’aime pas toutes ces dettes et quand le blanchisseur venait chez tante Léa, j’étais honteuse de lui devoir quelque chose. Pour le remboursement, tu dois te rappeler qu’au mois de juin, tu m’avais dit avoir à peu prés la somme mais que tu préférais faire un emprunt pour ne pas être gênée. Si tu avais l’argent à cette époque, tu dois encore l’avoir ; donc il n’y a pas de raison pour ne pas payer. Crois-tu que dans 6 mois tu seras plus riche ? En admettant même que la guerre soit finie, tu seras encore dans la même situation. Je ne dis pas qu’on ne pourrait pas avoir une prolongation, mais tu dois comprendre que tu abuses un peu de ma complaisance et que tu me mets toujours sur les bras des démarches peu agréables pendant que toi tu restes bien tranquille. Apprends donc à compter et à prévoir ; tache de faire des économies et pour commencer contente-toi d’une seule bonne ; tant de gens réduisent en ce moment leurs dépenses, tu pourrais bien en faire autant. Je suis contente de savoir que Mimi a pu entrer dans un collège et j’espère qu’elle va bien travailler. Elle peut arriver facilement, mais c’est une grande enfant ; tu dois surveiller son travail et la stimuler. As-tu des nouvelles de Bernard ? Y a-t-il beaucoup de blessés ? J’ai reçu une lettre de Germaine qui paraît aussi contente que ton père d’être à St Maurs. Lundi, un Douaisien a apporté une lettre et mardi a remporté une lettre de tante Léa et un petit paquet de provisions. J’ai reçu des nouvelles de Douty et de Pierrot ce qui me fait beaucoup de lettres à écrire et je n’ai pas beaucoup de temps, étant toujours au magasin où il y a encore pas mal de travail.

Je t’envoie mes bons baisers ; partage-les avec les enfants. Le temps me parait long de ne pas les voir.

Publié dans:Louise (Tantante) |on 19 octobre, 1939 |Pas de commentaires »

Louise Delemer dit Tantante à Andrée, Douai le 29 juillet 1939

Louise Delemer dit Tantante à Andrée, Douai le 29 juillet 1939

J’ai reçu ta lettre avec plaisir et je suis contente de vous savoir tous en bonne santé ; contente aussi de savoir Bernard auprès des enfants. Qu’il les surveille bien ; les accidents sont si vite arrivés. Recommande aux deux grandes de ne pas s’aventurer trop loin ; sous prétexte qu’elle sait nager Mimi commet facilement des imprudences. Marie Briez a dit à tante Léa que, Dominique ayant réussi son examen de passage, elle viendrait à Douai au mois d’octobre. Est­-ce que je ne sais plus lire ? Dans une de ses lettres, il me semble bien que tu m’avais dit que ta fille avait échoué. Je crois que ton numéro 2 ne fera pas grand-chose au lycée; tu vas dépenser beaucoup d’argent pour un maigre résultat et à mon avis on aurait pu l’engager sur une autre voie. Forcément, la présence de Dominique changera bien des choses. Pour les raisons que je t’ai données à Douai, il ne faut plus compter sur moi pour les sorties. Ensuite, il faudra t’occuper de faire laver et raccommoder les chaussettes et t’arranger pour qu’on fournisse du beurre à tes filles ; et enfin leur donner de l’argent de poche et, au moment des vacances, envoyer à la directrice le montant de leur voyage. Depuis deux ans, j’ai fait pour Mimi tout ce que je pouvais faire. Mais tu dois bien comprendre, ma chère Andrée, qu’il m’est tout à fait impossible de multiplier travail et dépenses par deux. Je le regrette pour les enfants mais je ne le puis vraiment pas. As-tu visité le trousseau de la grande fille. Je crois qu’il lui faudra pas mal de choses ; surtout donne-lui des choses pratiques et solides et que tout soit bien grand ; Mimi se développe beaucoup et si tu lui mets du trop juste, elle craque tout et personne n’est derrière elle pour faire les réparations en temps voulu.

Publié dans:Dominique, Louise (Tantante), Mimi |on 15 juillet, 1939 |Pas de commentaires »

Sept 1918 – Evreux

Je profite de ce que ma tante Louise est occupée à dire ses prières pour écrire un peu mon journal,  quoique je n’aie pas grand-chose à ajouter à ce que j’ai dit hier. (…)

Sur la route, nous avons rencontré un nombre extraordinaire de collégiens en grande tenue qui nous rappellent assez gaîment que les vacances sont terminées. Il est arrivé toute la journée des pensionnaires au collège des filles.

Publié dans:Louise (Tantante) |on 30 décembre, 1918 |Pas de commentaires »

Oct 1918

J’aime beaucoup ma tante Louise, qui m’aime peut-être plus que Bonne Maman ne le fait. Mais seulement, voilà, je pense que nous ne sommes pas tout à fait faites pour vivre ensemble. J’ai la manie, déplorable, sans doute, j’aime à faire à ma tête dans les petites choses. J’ai, surtout, je crois, un certain esprit de contradiction qui fait que, malgré moi, je dis des choses que je ne pense pas, à seule fin de contredire les autres. Cela arrive rarement et je ne m’en aperçois à peine. Le malheur est que j’ai pris cette habitude avec ma tante Louise, je ne sais pas pourquoi, si bien, (je le remarque aujourd’hui) que lorsqu’elle a voulu nous faire prendre le train du soir pour revenir à Louviers, je l’ai supplié de prendre le train du matin, et lorsqu’elle a été décidée à prendre le train du matin, je lui ai persuadé de prendre le train du soir. Il serait trop long d’écrire ici le travail qui s’est fait dans mon cerveau entre temps et qui m’a empêchée de faire tout cela uniquement pour le plaisir de dire le contraire de ma tante Louise ?

Publié dans:Louise (Tantante) |on 1 décembre, 1918 |Pas de commentaires »

Juillet 1917 : mariage de Tante Louise ?

Vendredi, Maman m’a appris une grande nouvelle : ma tante Louise va se marier avec mon oncle Jules. Cela ne m’a pas beaucoup surprise, pas du tout, même, car j’avais entendu beaucoup de choses qui me l’avaient fait deviner. Mais enfin, maintenant, c’est tout à fait sûr.

Publié dans:Louise (Tantante) |on 26 juillet, 1917 |Pas de commentaires »

Janvier 1917 : il y a anguille sous roche

Samedi dernier, mon oncle Jules est venu dîner avec nous, et il est parti dimanche pour Paris avec ma tante Louise. Ils doivent aller ensuite tous les deux à Berck et ma tante Louise doit y rester un bon moment chez ma tante Marie avant de revenir ici.

Publié dans:Louise (Tantante) |on 23 janvier, 1917 |Pas de commentaires »

Octobre 1914, Louviers : Encore une vague de réfugiés

(10 octobre) un matin, nous recevons une dépêche de Bonne-Maman. Elle était à Abbeville avec mes tantes, mes cousins et Jeanne (la bonne). Elle annonçait son arrivée pour le soir même.

Aussitôt, Maman se fait apporter un lit que madame Simonet, la femme du directeur du gaz, lui a gentiment proposé. Il fut placé au second, dans la chambre de Louise (la bonne) qui devenait celle de Bonne-Maman, Germaine et moi. Louise dont Bonne-Maman occupait le lit et l’appartement irait coucher dans la chambre d’Hélène, avec Jeanne (Hélène étant retournée chez elle l’année précédente. Une petite bonne de Louviers que Maman venait de renvoyer, Berthe, lui avait succédé pendant quelques mois). Tante Léa, Marguerite et Loulou allaient habiter notre chambre, à Germaine et à moi ; quant à tante Louise, elle logerait avec Pierrot dans la chambre d’amis.

Le soir même, toute la famille arrivait. Quelle arrivée !

Nous attendions dans la salle à manger. La porte s’ouvre, Bonne-Maman entre puis ma tante Léa, ma tante Louise, Marguerite et Jeanne avec Loulou, suivis de mon oncle Jules. Ils avaient quitté Douai le 2 octobre entre la 1ère invasion des Boches et la 2ème, en pleine bataille et bombardements, dans la voiture de mon oncle Jules. A Hénin-Liétard, ils avaient pris le train jusqu’à Dunkerque où ils étaient resté huit jours. Le bombardement les en avait chassés et c’est alors qu’après une nuit passée à Abbeville, ils étaient venus nous retrouver.

Interrogés sur les intentions de tante Germaine, ils nous dirent qu’elle avait, elle aussi, hésité pour savoir si elle partirait, mais elle s’était enfin résolue à rester chez elle, coûte que coûte.

Les tristes événements nous impressionnèrent beaucoup. Nous installâmes tous les réfugiés dans les appartements qui leur étaient réservés et nous décidâmes d’attendre en chœur les événements.

Pendant cinq ans, nous avons compté successivement sur chacune des quatre saisons de l’année pour mettre fin à l’occupation de Douai. Nous disions d’abord : « nous retournerons à Douai à la Toussaint » puis « ce sera pour après l’hiver » puis « ce sera pour l’été », « ce sera pour le printemps » et ce n’était jamais.

1913 – Mort de l’oncle Emile

En cette même année de 1913, (je ne me souviens plus de la date exacte) nous apprîmes la mort de mon oncle Emile.

Maman n’avait pas voulu nous en faire part immédiatement ; ce fut seulement lorsque je demandai des explications en la voyant garnir mon chapeau de noir qu’elle me dit : « c’est pour mon oncle Emile ! » Je n’ajoutai pas un mot mais ma gorge se serra. Cet oncle n’avait pas tenu une grande place dans ma vie, mais il avait été une des figures amies qui s’étaient penchées sur mon enfance. Si peu qu’il m’eût connue, il m’avait aimé et, en lui, je pleurai le premier lien qui me détachait du passé et de mon enfance heureuse. J’étais trop jeune pour regretter autre chose que ce qu’il avait pu faire pour moi, lorsque j’étais petite et pour voir en lui autre chose que l’oncle gâteau de l’heureux passé… je pleurais ce que j’avais connu et déplorais la perte de cela seulement que j’avais compris.

Publié dans:Louise (Tantante) |on 22 juin, 1913 |Pas de commentaires »

environ 1906 : Oncle Emile, le mari de Tantante

Dans toutes mes réminiscences, j’ai beaucoup parlé de Paris, mais pas beaucoup de Douai. J’y allais souvent, pourtant. J’habitais alors chez ma tante Louise et mon oncle Emile. Tous les matins, mon oncle Emile m’offrait une pièce de deux sous pour aller m’acheter un jouet au bazar. Je n’avais garde de manquer un seul jour à cette excellente habitude. Je n’ai pas vu assez longtemps mon oncle en bonne santé pout garder une image fort nette de ce qu’il était en ce temps-là. Je crois qu’il aimait jouer avec moi. Il me faisait manger des raisins et prétendait ensuite qu’il allait m’ouvrir le ventre pour les en sortir. De fait, lorsqu’après m’avoir menacé de son couteau, il me présentait une grappe de raisins tout frais, je n’étais pas absolument persuadée que ce ne fussent pas ceux que je venais d’avaler.

Mon oncle était déjà souffrant, dans ce temps-là. Il alla plus d’une fois à Péruweltz consulter des médecins pour sa santé défectueuse, lorsque j’avais de 2 à 4 ans. Je n’avais certainement pas cinq ans lorsqu’il fut atteint d’une maladie singulière qui lui paralysa à la fois la langue et les jambes ; je me demande même aujourd’hui s’il avait encore toute sa raison. Cette maladie dura 6 ou 7 ans. J’avais dix ans quand mon oncle Emile mourut. Lorsque je songe à lui, je le revois, étendu sur son petit lit de fer, dans la chambre de tante Louise, immobile, le regard vague, le visage impassible… C’est tout… Mais, quelle devait être, à ce moment-là, la douleur de tante Louise, lorsqu’elle voyait son mari dans cet état ! C’est effrayant ! Je ne le comprenais guère alors !

Publié dans:Louise (Tantante) |on 21 janvier, 1906 |Pas de commentaires »

alteregocentrique |
Fantasmes d'homme.......Rêv... |
Langue de pute...? |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Unissons nous pour sauver l...
| mimille0
| So far away from here