Octobre 1918 : Douai est libéré ; pauvres Lovériens

Victoire ! Victoire ! Victoire ! (Douai est libéré)

Voici ce que nous voudrions pouvoir crier sur les toits ! ce qui est exaspérant, c’est de voir tous ces braves Lovériens avec une physionomie d’indifférence tranquille qu’ils ont toujours eue depuis le commencement de la guerre, à part aux deux époques périlleuses de la guerre où ils ont pu croire leur bonne ville menacée par l’avance allemande et au moment où les Gothas[1] les ont fait craindre pour leur peau. Dans ces diverses circonstances, l’expression impénétrable et placide de leurs faces normandes s’est changée en un air d’effroi et de stupeur non dissimulés, mais ils ne trouvent pas le moyen de se réjouir de ces grandes victoires qui pourtant devraient bien les toucher un peu. Ils n’ont même pas pavoisé, si ce n’est de place en place. Enfin, ce sont des Normands et ils ne peuvent pas changer. Espérons seulement que nous les quitterons bientôt pour toujours ! Et puis, après tout, nous n’avons pas besoin qu’ils trouvent le même bonheur que nous aux joies qui nous arrivent en ce moment, mais, cependant, cela devrait les réjouir aussi.

 


 

[1] Les Gotha G étaient une famille de bombardiers biplans allemands durant la Première Guerre mondiale

Publié dans : La guerre 1914 1918 |le 10 décembre, 1918 |Pas de Commentaires »

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