Janvier 1917 : le froid

Il paraît qu’à Paris les gens sont très malheureux, sans charbon du tout, avec le froid qu’il fait depuis quelques jours. Il y a de véritables batailles chez les marchands de combustibles et, à la pension de Paulette, il n’y a pas de feu pendant les classes. Dans le dortoir on a trouvé un soulier d’enfant rempli de glace !

En effet, depuis lundi, il fait extraordinairement froid. Lundi, au matin, il faisait 8° au-dessous de zéro, et, mercredi, moins 11°. Aussi, il est très ennuyeux de se lever à 7h pour aller à la leçon de Mr Lannes.  Ici, il n’y a plus de charbon, rien que du poussier, et guère moyen de se procurer autre chose. Aussi, depuis qu’il fait si froid, allumons-nous le feu du vestibule, mais au bois et se seulement le soir pour la nuit. J’ai des engelures aux mains et aux pieds, et c’est fort désagréable. Raymonde Cottard en avait 14, mais elle a acheté une pommade chez un pharmacien et, au bout de huit jours, elle n’avait plus rien. Je vais acheter aussi de cette pommade. Toutes les élèves de Mme Loth en ont acheté aussi. Aussi Mr Lamoureux pourra faire fortune avec sa pommade.

Publié dans : La guerre 1914 1918 |le 18 décembre, 1917 |Pas de Commentaires »

Vous pouvez laisser une réponse.

Laisser un commentaire

alteregocentrique |
Fantasmes d'homme.......Rêv... |
Langue de pute...? |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Unissons nous pour sauver l...
| mimille0
| So far away from here